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 Osamu~! Takashi-kun~!

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AuteurMessage
Hosuke Sharaku
Souche d'arbre qui distribue des tractes
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Localisation : Tu vois la souche là-bas..? C'est moi.
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Nom & Prénom: Hosuke Sharaku
Connaît-il la magie?: Oui
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MessageSujet: Osamu~! Takashi-kun~!   Sam 26 Déc - 18:49


LOOKS FROM : MITSUME GA TOORU no
OSAMU & TAKASHI


Voix : Ishida Akira & Tano Megumi

Emploi dans le parc : Personnel d'entretien

Magie : Non.

ICHIBAN - "Suki da yo..."

Nom : Takasu

Prénom : Takashi

Sexe : Masculin

Âge : Dix-sept ans

Signe astrologique : Capricorne.

Façon de dire "Je" : Ore.

Façon de dire "Tu" : Omae, le plus souvent.

Accent : Kantou.

Sentence ender préféré : Ze/Zou/Dazou.

Aime :
-Regarder les étoiles
-Les histoires d'OVNI
-Les sciences occultes
-L'archéo
-Tout ce qui a un goût un peu bizarre
-La nourriture épicée
-Les bibliothèques
-Observer les oiseaux
-Pêcher
-Ce qui est petit
-Sa petite soeur, Rumiko, qu'il adore à la fureur
-Osamu (ben oui.)

N'aime pas :
-Qu'on lui dise qu'il a tort
-Les insectes
-L'électricité statique
-Les choses aimantées
-Le bruit du tonnerre
-Les peignes à cheveux
-L'injustice
-Les gens qui n'argumentent pas leur raisonnement
-Les échauffements, en sport

Traits Physiques : Takashi est une grande perche décidément toute en longueur : mince, la tête très allongée —à cause de son front très large et de ses joues un peu gonflées, il a un visage en forme de cacahuète—, des bras et des jambes démesurés, de grandes mains avec des doigts assez gros, et un cou tout mince par rapport à ses épaules plus larges... Il ressemblerait limite un peu à un singe. *SBAF* Cessons d'être méchants. XD Takashi a les cheveux bruns, fournis et en bataille, qu'il ne coiffe jamais plus qu'avec un coup de brosse de temps en temps, un coup de main s'il ne trouve pas sa brosse. Ses yeux, marron, sont en revanche vraiment tout petits. Il peut les fermer assez facilement, contrairement à Osamu qui les a toujours très ouverts... Sa bouche n'est pas non plus très grande et il sourit assez peu, en particulier lorsqu'il se trouve avec des gens qu'il ne connaît pas. Cela n'empêche pas son visage d'être pas mal expressif quand il faut. Il a la peau plus mate que la moyenne, ce qui n'a pourtant pas l'air d'être de famille parce que sa petite soeur a un teint plus pâle. Allez savoir pourquoi, ça va peut-être avec sa taille, mais Takashi est plutôt athlétique et a une bonne endurance ; en tout cas, il sait courir vite. Il n'est cependant pas très enclin au sport sauf quand il comprend clairement à quoi ça sert. Quant à sa voix, elle sort d'une mue assez récente, et reste donc haut perchée, faisant même, quelquefois encore, quelques couacs. Le rire de Takashi ressemble étrangement à celui d'une femme, et ses cris aussi, quelquefois.

Caractère : Plus téméraire que courageux, Takashi a parfois l'air d'avoir plus de tripes qu'Osamu, alors qu'il peut tout aussi bien s'avérer aussi pétochard que lui. Cependant, il a pour lui le fait que lorsqu'il est convaincu de quelque chose, et qu'il veut absolument prouver qu'il a raison —ce qui est souvent le cas—, il peut s'avérer très têtu, voire carrément borné, ce qui le conduit à des comportements déraisonnables, qui l'entraînent quelquefois dans des situations dangereuses —situations dans lesquelles Osamu, qui le suit toujours à ses risques et périls, se retrouve du coup embringué. Il en va de même lorsqu'il tient à avoir le coeur net à propos de quelque chose. Très curieux, il n'a pas peur d'aller se perdre où même de se rendre coupable de violation de propriété privée pour trouver des renseignements sur un truc qui ressemblerait à un OVNI, pour poursuivre un oiseau rare qu'il a aperçu en se baladant, ou tout autre sujet qui pourrait éveiller son désir d'en savoir plus... En retour, il peut montrer de l'intérêt à absolument n'importe quoi, parce qu'aucun sujet ne le rebute réellement. Seulement, comme on l'a dit, il ne supporte pas d'avoir tort, surtout pas si on lui souligne son tort sans lui expliquer pourquoi ce n'est pas lui qui a raison, ou par des arguments, ou par des preuves. Si on lui sort un raisonnement correct, il pourra, éventuellement, changer d'avis, et encore. Cette tête de mule chevelue suit le plus souvent la politique de Saint Thomas : il ne croit que ce qu'il voit, mais il n'a pas peur non plus d'aller voir. À l'égard d'Osamu, il se pique parfois d'un sale petit comportement genre "c'est-moi-qui-commande", mais la réalité des choses le fait heureusement assez souvent redescendre sur terre. C'est quelqu'un de très droit, qui ne supporte pas l'injustice surtout faite à ses amis, et qui y met du sien pour les défendre s'il y tient vraiment. Il n'aime pas vraiment se battre, mais n'exclut pas non plus la possibilité s'il n'y a aucune autre solution de régler une affaire. Il se met toujours du côté des plus faibles —les plus petits, ou les plus chétifs comme Osamu, notamment— mais lorsqu'il s'est attiré l'amitié d'une personne plus grande et plus forte que lui, il n'hésite pas à aller se cacher dans son dos en cas de problème. Eh oui, il est comme ça... Comme Osamu, Takashi aime rêver, mais pas du même genre de rêverie. Il est plutôt du genre à regarder les étoiles que les nuages, et peut passer des heures sur le toit à regarder le ciel au télescope ou penché sur un bouquin à ingurgiter des pages et des pages. Ça lui donne un air plutôt sérieux, si on ne s'en tenait qu'à ça... C'est plutôt l'image que ses camarades de lycée avaient de lui, le plus souvent. Pas des plus distingués en sa façon de nommer les gens, il appelle ses amis sans s'embarrasser d'un suffixe distinctif, alors qu'Osamu le fait la plupart du temps. Takashi est aussi éperdument amoureux de sa petite soeur, Rumiko, un tout petit bébé âgé de dix mois. Comme un grand frère aime sa petite soeur, il est complètement fou d'elle depuis sa naissance et demande toujours à lui parler au téléphone quand il appelle sa famille... Bien que Rumi-chan ne sache pas encore parler, bien entendu.


Dernière édition par Hosuke Sharaku le Mer 14 Avr - 11:54, édité 9 fois
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Hosuke Sharaku
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MessageSujet: Re: Osamu~! Takashi-kun~!   Sam 26 Déc - 19:31


NIBAN - "Nakeru yo..."

Nom : Yamada

Prénom : Osamu

Sexe : Masculin

Âge : Seize ans

Signe astrologique : Balance

Façon de dire "Je" : Boku.

Façon de dire "Tu" : Kimi.

Accent : Kansai.

Sentence ender préféré : Saa.

Aime :
-Ce qui est rond
-Les objets anciens
-Les musées
-L'archéo
-Les personnes de grande taille
-Les estampes de Sharaku Toushuusai
-Le riz pilaf
-Jouer à jankenpon (il gagne toujours)
-Fantasmer —pas forcément dans le sens sale...—
-L'eau chaude
-Le lait
-Les pâtisseries
-Regarder les nuages en pensant à des choses qui n'ont aucun rapport
-Takashi (ben oui.)

N'aime pas :
-L'orage
-Le sport
-La violence
-Les gros chiens
-Qu'on le regarde de travers
-Les choses en forme de ficelle
-Ce qui est pointu
-La nourriture épicée
-Être laissé tout seul

Traits Physiques : Contrairement à Takashi, Osamu est tout petit et pas bien fort. Il fait plus jeune que son âge, non seulement par son apparence mais aussi par sa voix, qui n'a pas encore mué. Son corps n'est pas encore très développé et comme en plus il n'a quasiment aucune musculature, il ressemble davantage à un collégien qu'à un gars de seize ans. Il supporte pas mal la chaleur et l'apprécie le plus souvent, mais en revanche il est pas mal frileux. Très myope, il doit porter de grosses lunettes rondes à épaisse monture, qui lui agrandissent les yeux, et lui donnent toujours un semblant d'air étonné qui le rend assez mignon, ou tout au moins touchant. Ces lunettes et sa bouche, plus grande au demeurant que celle de Takashi, font que ses expressions sont toujours très marquées ; et cela est d'autant plus accentué par le fait qu'Osamu a une arcade sourcilière épaisse, qui accompagne le sourcil dans tous les mouvements du visage : ce trait physique se note d'autant plus dans les cas de confusion, d'étonnement ou de tristesse. Sa tête est aussi très ronde, ce qui se note encore plus par le fait qu'on distingue parfaitement la forme de son crâne ; en effet, il a les cheveux très ras depuis l'école primaire... Mais comme ses cheveux sont très sombres, on voit quand même qu'il en a, quoi. XD Bien qu'Osamu n'aie pas de raie —trop courts pour ça, hein—, ses cheveux se rejoignent en une espèce de petite pointe tirée vers le bas au milieu de son front. Ça fait une forme bizarre... Mais ça se remarque assez peu parce qu'il aime bien porter souvent sa casquette de lycéen. Osamu a aussi un très gros nez tout rond et boutonneux, la chose la plus laide de son visage probablement, auquel il réagit à la fois avec complexe et autodérision. En fait, c'est son nez, et il ne va pas aller le changer, alors il s'en fiche un peu...

Caractère : Bien que craintif et introverti face au monde extérieur, Osamu s'ouvre tout de suite beaucoup plus lorsqu'il est avec des amis. Au moins, là, on tolère si jamais il dit une bêtise... Eh oui! Lorsque le jeune garçon devient la personne joviale et pleine d'imagination et d'humour qu'il est en présence de gens avec qui il se sent à l'aise, il arrive limite qu'il s'emballe un peu trop et parfois qu'il confie un peu trop aussi ce qui se passe dans les tréfonds de sa tête. Parce que oui, un fantasme profond, parfois, avouons-le, ça peut ne plus sembler normal que pour la personne qui le fait... Parlons-en, des fantasmes. C'est un fait récurrent chez Osamu, qui, comprenant bien qu'il ne peut pas miser grand'chose sur son physique ou une quelconque popularité, a pris le réflexe, pour se consoler, de se réfugier dans le monde du rêve pour oublier un peu sa propre condition. Il a donc une imagination très développée et parfois un peu tordue, qu'il n'a pas peur de déployer devant Takashi notamment : "J'ai un destin tourmenté et c'est pour ça que je ne pourrai jamais me marier avec cette fille-là, elle ne m'était pas destinée par le ciel à ma naissance et..." "...Je parie que si on met un OVNI dans une piscine, avec la chaleur qu'il produit, ça chauffe et ça la transforme en onsen..." "...Tu sais, personne ne le sait, mais moi je suis sûr que les livreurs de pizza sont tous des yôkai..." ...Ouais, c'est tordu, hein? Mais c'est comme ça qu'il pense, et pour peu que vous commencez à un peu le connaître vous vous en rendrez rapidement compte. Ces fantasmes peuvent tout aussi bien se manifester en théories tarées qu'en une forme d'érotisme enfantine ; Osamu aime à regarder les filles et à penser à elles de temps en temps s'il les trouve jolies, bien que pour le coup il n'en touche jamais rien à personne. Ces pensées coupables restent bien enfouies dans un coin de sa tête... Et n'iront probablement pas plus loin que cet état de simples pensées. Dans un tout autre registre, Osamu est quelqu'un de peureux, qui s'effraie facilement et marche toujours en arrière pour s'esquiver en cas de danger. Il voit en la personne de Takashi beaucoup d'affection et de protection, et n'hésite pas à se planquer dans son dos quand il craint quelque chose, ou se blottir contre lui quand il a peur ou bien qu'il est content —ce à quoi Takashi est habitué, et à quoi il ne s'oppose en rien, au contraire même, lui aussi a pris cette habitude. Osamu est souvent influencé par son ami dans divers domaine, notamment la curiosité —il le suit absolument partout, au risque de s'entraîner dans des situations critiques parfois— ou le sens de la justice. Cependant, contrairement à ce qu'il semble croire, il n'y a pas que Takashi qui a de l'influence sur l'autre ; Osamu, plus réservé à la base, est aussi un peu là pour tempérer le caractère de son camarade.


Dernière édition par Hosuke Sharaku le Mar 15 Juin - 19:24, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Osamu~! Takashi-kun~!   Sam 26 Déc - 19:33

"Ato wa dou shiyo?"

Histoire :

Eh bien, ça y est, on en est déjà à la première année de lycée. Quoi? DÉJÀ? Pas de circonstances de naissance, pas d'histoire touchante à raconter sur leur première rencontre, ni sur leur terrible collège, rien du tout, zappé tout ça? Ben oui, zappé. Si je vous le racontais ce ne serait pas intéressant. Il faut juste savoir qu'ils se sont trouvés, qu'ils se sont foutrement bien trouvés même, et que même dans leur propre vie ils ont toujours été plus des "side characters" que des personnages principaux. Mais à force de vivre sous ce genre d'état on finit par s'y habituer, et on n'est pas si malheureux. Osamu, Takashi, j'ai une bonne chose à vous dire : tant mieux si vous en avez l'habitude! Car ce n'est pas encore maintenant que ça va changer!
...La première année de lycée, qui s'annonçait paisible, peut-être même meilleure que les précédentes, s'ouvrit en effet sur l'apparition d'une grande amazone qui cassait les côtes au gars du judo et qui avait avec ça une foutue force de caractère.
Hosuke Wato.
—Dites, les gars, vous passez souvent devant l'école primaire quand vous rentrez chez vous, pas vrai?
C'était arrivé d'entrée de jeu. Pas même de présentations ni rien. Après tout Wato était quelqu'un qui allait facilement droit au but. Point n'est besoin de présentations quand les choses sont claires et l'intérêt de même, pas vrai?
—T'es... T'es qui, toi?
Évidemment, pour deux quidams un peu plus indécis, poser la question allait de soi.
—Mais enfin... Hosuke Wato! Je suis dans votre classe, vous avez déjà oublié? Et vous, c'est bien... Yamada Osamu et Takasu Takashi, pas vrai?
Là, nos deux quidams qui sont bien en fait plus déterminés que des quidams écarquillèrent les yeux en entendant prononcer leurs noms avec exactitude. Waouh... L'année venait à peine de commencer, depuis même pas un jour, et elle connaissait déjà leurs noms? Et elle savait même par où ils passaient pour aller et revenir des cours... Takashi restait perplexe. Osamu rêvait que Wato s'intéressait à l'un d'entre eux, et Wato, en réalité, avait bien sûr un but bien précis en venant leur parler.
—Écoutez, j'ai un service à vous demander.
—Un service? Ça va vite par ici...
—Et pourquoi on te devrait un service alors qu'on te connaît à peine?
Ça, c'était Osamu. Takashi lui fit signe de se taire. Cette fille était déjà connue depuis le collège. Et on la savait surtout comme assez fortiche pour asséner une vengeance suffisamment mémorable aux gens qui s'attiraient sa malveillance. Osamu se souvint. Et déglutit. Par bonheur pour eux, Wato n'avait pas encore commencé à faire craquer ses poings.
—Voilà, j'ai un petit frère qui étudie dans cette école... Il s'appelle Sharaku, et... Il est pas très costaud... Du coup, il ne sait pas bien se défendre et il se fait souvent tabasser à la sortie... Moi, j'ai mes cours de kendô après la classe, alors je ne peux pas me tenir au courant et ça m'inquiète un peu, mais vous, comme vous passez par là à peu près à la même heure, je me disais que...
—Attends, attends, attends... Je t'arrête tout de suite.
Cette fois, Takashi avait tout de même eut le front de prendre la parole. Il voyait la chose venir gros comme une maison et ça ne sentait pas bon pour eux. Ils n'étaient pas du genre à chercher les emmerdes là où ils pouvaient les éviter, alors... Autant mettre les choses au clair de suite.
—On n'est pas des gros bagarreurs, nous. On est loin d'être aussi forts que toi...
—Ouais! avait renchéri Osamu. Si c'est pour nous faire jouer les gardes du corps, c'est même pas la peine...
—Quoi? Ah, non, non, rien de ce genre!
Double surprise. Alors si c'était pas pour ça, c'était pour quoi?
—Je vous demande pas de vous battre, j'aimerais juste que vous jetiez un oeil à chaque fois que vous passez pour voir ce qui se passe, histoire de me tenir au courant. Et éventuellement me prévenir en cas d'urgence.
Tête de Takashi.
—Attends, t'es en train de nous dire que tu veux nous faire jouer les chaperons invisibles?
—Pourquoi pas? Ça vous coûte pas grand'chose, à vous deux, et puis ça me filerait un coup de main.
Et surtout, si on refuse, tu vas nous tabasser, pas vrai? C'était surtout ça qu'Osamu et Takashi pensaient sur le moment. Ils n'avaient donc forcément pas dit non. Ils s'étaient arrangés pour ne pas dire oui non plus. Ils en étaient restés là en prétextant qu'ils avaient du boulot. Les clubs, les options à choisir, les fournitures à acheter... Les lycéens sont des gens bien occupés!

***

Le soir du même jour, ils passaient effectivement à côté de l'école primaire de la ville en rentrant des cours. Traînant leur sac, à la vue de cet endroit dont on leur avait déjà parlé un peu plus tôt et dont ils avaient pourtant presque réussi à oublier l'existence, ils sentirent revenir quelques interrogations, avec un petit pincement au coeur.
—Takashi-kun... On n'est pas obligés de le faire, pas vrai?
—Bien sûr que non! On n'a aucun compte à rendre à cette fille, de toutes façons. Elle peut bien nous menacer, elle aura aucun moyen de vérifier si on l'a fait ou pas!
—...T'as raison.
Osamu lâcha un sourire pas convaincu. Takashi lui-même feignait de ne ressentir absolument rien de ce côté, mais il avait quand même un petit truc qui le tiraillait dans un coin de sa tête. Bon, c'était clair que Wato leur avait demandé un service de façon un peu trop abrupte et sans manières, surtout qu'on s'adresse pas à des inconnus comme ça. Et évidemment, elle pouvait compter sur sa force pour obtenir ce qu'elle voulait... Cette fille-là était effrayante, un vrai titan dans un corps de lycéenne parfaitement ordinaire... Mais en même temps... Le service qu'elle leur demandait, c'était tout de même de veiller sur son petit frère. Pour demander une chose pareille, elle devait l'aimer, son frangin...
—Tsssk.
Takashi secoua la tête pour se tirer ces pensées culpabilisantes de la tête. C'était pas le moment. C'était pourtant vrai après tout, qu'ils ne devaient rien à cette fille-là. Alors pourquoi continuer à y penser? En réalité, ce fut le petit vacarme qu'on entendait de loin près de la grande porte d'entrée de l'école qui trancha la question.
—Takashi-kun, regarde!
Osamu venait d'interpeller son camarade pour attirer son attention sur le petit groupe auteur de tout ce tintamarre. Un premier cercle d'écoliers assistait à la scène d'un air tout aussi peiné qu'impuissant ; au milieu d'eux, trois ou quatre gros bras grands pour leur âge, qui semblaient bien rigoler ; et au bout de leurs poings serrés, une minuscule petite tête chauve avec un pansement en forme de croix sur son front, qui pleurait en suppliant qu'on le laisse tranquille. Elle faisait peine à voir, la petite tête chauve. On lui avait piqué sa veste, le contenu de son cartable était répandu par terre, et il était couvert de bleus ou d'égratignures. Et ses tortionnaires semblaient loin d'en avoir fini...
—Takashi-kun, tu crois que...
Takashi ne laissa même pas Osamu finir.
—Ouais, pas de doute, c'est lui.
Et, après un temps d'inertie et de contemplation du terrible spectacle :
—C'est proprement ignoble... Regarde dans quel état ils l'ont mis...
—Eh?
—Le petit gars... Il est couvert de plaies et de bosses...
Silence gêné et attristé d'Osamu. Takashi restait placide en apparence, mais à l'intérieur, ça s'échauffait pas mal.
—C'est dégueulasse...
Et puis il fit volte-face en ramenant son sac derrière son épaule.
—Viens, Osamu, on s'en va.
—Eh? Mais Takashi-kun...
—On s'en va, j'ai dit!
—Si tu veux, mais c'est par là qu'on habite, nous...
—Mais l'école de kendô est bien dans ce sens-là, non?
Takashi s'était à nouveau retourné. Osamu semblait comprendre, mais en même temps continuait de le considérer d'un air interloqué.
—On a deux mots à dire à cette amazone. Pas vrai, Osamu?
—O... Oui! Mais attends-moi, un peu!

***

Et voilà. À présent, depuis quelques semaines, deux élèves de première année de lycée s'attardaient tous les soirs devant l'école primaire pour s'assurer qu'on ne faisait pas trop de misères à une certaine petite tête chauve avec un pansement en forme de croix sur le front. Bon, évidemment, cela ne suffisait pas à parer toutes les corrections que le pauvre petit se prenait, et comme nos deux amis ne sont pas bien dégourdis, ils laissaient parfois passer des tabasse-parties sans y trouver une solution —ça laissait un mauvais goût dans le coeur le soir—... Ceci dit, il y avait aussi des fois où ils pouvaient se montrer assez imaginatifs. Ça faisait bien rigoler parfois, il fallait dire.
—Prêt, Osamu?
—Je... Je ne fais que ça, être prêt! Je suis même trop prêt! J'en ai marre, je vais le lâcher!
—Oui, c'est ça, c'est parfait! On le lâche à trois! Un...
—TROIS!
—Allez, attaque, Kuro! Attaque!
Un jour où ils finissaient les cours plus tôt, ils avaient trouvé une solution assez amusante pour repousser les petites brutes en herbe qui se faisaient la main sur Sharaku. Il leur avait suffi pour ça d'emprunter Kuro, le chien des voisins de chez Takashi, un gros molosse noir à l'air féroce mais en réalité très humain, qui comprenait très bien quand on était sympa avec lui et qu'on lui donnait une consigne, même si cette consigne consistait elle-même en un truc pas très sympa. Ils s'étaient donc amusés à bien l'énerver, l'avaient amené en le retenant par les flancs jusqu'à l'entrée de l'école primaire, et avaient lâché une véritable bombe noire toute en muscles canins sur les gars qui osaient lever le poing. Takashi s'amusait beaucoup ; Osamu moins, parce que ce gros chien lui faisait une peur bleue, et que de le ceinturer pendant autant de temps représentait autant de minutes où il se trimballait le trouillomètre à zéro. Inutile de dire qu'il soufflait maintenant que le monstre était loin et que c'étaient la jeune classe des petites brutes épaisses qui piaillait cette fois, effrayée comme prévu par les aboiements. Takashi et Osamu, guardian angels invisibles, contemplaient leur oeuvre de loin et la satisfaction se ressentait sur le visage allongé du plus grand.
—Et voilà, c'est parfait, tout se goupille à la perfection. Le gamin est sauvé, personne ne nous a vus et le chien est un héros...
—Ouais, ben, héros ou pas, moi, je préfère la savoir loin de moi, cette sale bête!
Osamu tremblait encore à l'idée d'avoir pu être mordu par cet énorme animal, mais Takashi, à l'inverse, s'en donnait à coeur joie.
—HA HA! Ça marche! Regarde-les se sauver en hurlant! Et dire que ça faisait les fanfarons deux secondes avant...
—D-D-Dis... Il est vachement remonté, Kuro, pas vrai?
—Ouais, justement, c'est ça qui est génial!
—Ouais, ben...
—Hein, quoi?
—...Et s'il mordait le petit aussi? Peut-être que dans son état il fait pas la différence...
—Q... Quoiiii?
Vous savez ce que c'est, quand on a une idée complètement tarée qui nous semble marrante, on la concrétise d'abord et on réfléchit après. Nous rassurons cependant le lecteur —il est toujours là au fait? il a survécu?—, aucun Sharaku ne fut blessé pendant le tournage de cette histoire. Le petit gars à la croix connaît un peu les chiens, et ce jour-là ça l'avait mis dans une bien meilleure position que les autres écoliers qui s'amusaient à le battre.
—Maimais... Mais... Mais meeerde! Maintenant qu'on l'a lâché, c'est beaucoup trop tard pour se poser la question!
—Takashi-kun, c'était TON idée!
—Aaaah... Qu'est-ce qu'on fait, qu'est-ce qu'on fait?

***

L'UN : Wah... Ça recommence, encore?
L'AUTRE : Il a une vie difficile... Sharaku-kun...
L'UN : Mais attends... Ces gars-là, c'est pas des enfants de l'école, si?
L'AUTRE : Non, et c'est pas des enfants tout court... C'est des collégiens de dernière année!
L'UN : Quoi? S'en prendre à tellement plus faible qu'eux, à leur âge? Y a plus de morale!
L'AUTRE : Ouch! Ça doit faire mal, ça... Woah, c'est tellement salaud...
L'UN : Sharaku...
L'AUTRE : ...
L'UN : Bon, ça suffit! Je peux plus rester à regarder ça sans rien faire!
L'AUTRE : Takashi-kun, je t'en prie!
L'UN : Quoi? Tu laisserais pas ce petit gars se faire battre, quand même, si?
L'AUTRE : Mmh... *Après réflexion* Ouais, t'as raison! Moi aussi, je vais me battre! Et on va leur montrer...
L'UN : Qui a parlé de se battre?
L'AUTRE : Hein?
L'UN : On... On va plutôt aller chercher Wato-san, non?^^"
L'autre n'est plus en mesure de répondre tant il est consterné.

***

Et puis un jour, on avait vu une toute petite tête rousse venir défendre Sharaku-kun. Une mignonne petite fille à fort caractère qu'on allait bien vite remarquer encore davantage à l'avenir. La petite ne fréquentait pas l'école primaire. Ça n'empêchait pas les deux enfants d'être inséparables.
On se rassurait. On se demandait depuis combien de temps Sharaku et la petite se connaissaient. On allait surtout demander à Wato, de temps en temps, si, compte tenu de ces faits tout nouvellement observés, on ne pouvait pas arrêter de le surveiller maintenant. Wato avait répondu qu'on verrait bien. Fin de l'histoire. C'était le meilleur moyen qu'elle trouvait pour contourner le sujet, avec son air insouciant, et Osamu et Takashi préféraient ne pas trop insister, de peur de s'en prendre une belle.

***

Et le temps passe comme toujours.
Les jours s'écoulent et le lycée ça fait moins peur que le collège.
On continue de regarder Sharaku de loin. Quelquefois on le voit avec la petite fille rousse, quelquefois sans.
Quelquefois il se fait tabasser, quelquefois il a de la chance et il l'évite.
Voir Sharaku se faire tabasser, ça dégoûte toujours autant et pourtant c'est devenu un fait habituel.
Drôle de paradoxe.
De toutes façons, même s'ils le voulaient, ils ne pourraient se résigner à l'oublier comme ça et à cesser de le regarder.
L'école primaire c'est dur pour tout le monde.
Le collège c'est encore pire. Tu verras, Sharaku...
Bonne chance, Sharaku...
D'ailleurs voilà un jour que Sharaku ne se présente même pas à la sorte de l'école.
On apprend par Wato-san qu'il est à l'hôpital.
Quoi?! À l'hôpital?! Mais qu'est-ce qui lui est arrivé?!
Oh, rien de bien grave, il est vivant et en bonne santé.
Sourire.
Ah, quel soulagement...
T'aurais pu nous le dire plus tôt, Wato-san!
Quelques jours passent. Sharaku revient.
Il va bien, effectivement...
C'est le printemps.
Il fait beau, pas trop chaud, pas trop froid non plus.
Des oiseaux verts passent à travers les feuilles des arbres.
Des moutons blancs filent dans le ciel.
On regarde par la fenêtre.
Pensées de Takashi.
J'aimerais bien qu'il fasse nuit, ce serait plus beau.
Pensées d'Osamu.
Wato-san a un gros cul.
Takashi écrase un insecte.
Osamu soupire.
Osamu et Takashi soupirent beaucoup. Ils sont comme ça.
Le vent souffle doucement sur les moutons qui filent dans le ciel.
Les parents de Takashi s'aiment.
Ils ont bien de la chance.
On ne sait pas comment vont les parents d'Osamu, ce n'est pas le propos.
Monsieur doit sans doute encore lire des mangas.
Le temps passe comme toujours.
Et les vieilles poteries peuvent toujours attendre dans leur cave qu'on vienne les contempler.

***

—Hey, Takashi-kun...
Pas de réponse. Entre deux cours, on attendait que ça se passe assis à sa table, Osamu essayait enfin de susciter une réaction de la part de son ami qui avait été dans la lune depuis ce matin, sans que ce soit vraiment couronné de succès.
—Hey, Takashi-kun!
Pas de réponse, on insiste. Osamu y alla même d'esquisser un geste devant les yeux de Takashi avec la main pour le réveiller un peu.
—Oohééé! Takashi-kun! La terre appelle Takashi-kun!
—Eh...?
Léger sursaut. Enfin un signe de vie.
—Ah, pardon... Qu'est-ce qu'il y a?
—M'enfin, tu es complètement dans la lune depuis ce matin et c'est à moi que tu demandes ce qu'il y a?
—Ah, ça...
Haussement d'épaules confus de Takashi. Ceci dit, Osamu n'avait pas l'air prêt à lâcher le morceau.
—Et alors? T'as vu un fantôme depuis la nuit dernière, ou quoi?
Cette fois il avait réussi à arracher un rire à Takashi. Non, non, rien de ce genre, bien sûr... Bon, il faudrait bien finir par parler, non? On ne le laisserait pas tranquille de toutes façons...
—Maman est enceinte, c'est tout!
Osamu avait considéré sa grande asperge de copain en ouvrant des yeux ronds. Hey! Un petit frère ou une petite soeur, ça ne tombe pas du ciel! D'autant moins pour des enfants uniques comme eux.
—"C'est tout"? C'est déjà pas mal, hé!
—Mmh, c'est vrai...
Sourire pensif. Takashi n'avait décidément pas l'air d'avoir la tête à son affaire. Osamu ne comprenait pas trop. C'est vrai qu'il est plus facile de prévoir la réaction d'un enfant plus jeune vis-à-vis d'un nouvel arrivant dans la famille... Jalousie, excitation, questionnement... Mais Takashi avait déjà seize ans à présent, et ce deuxième enfant qui arrivait bien des années plus tard semblait le laisser franchement hésitant. Enfin, Osamu ne trouvait pas vraiment de mot pour mieux définir, mais...
—Et c'est tout ce que ça te fait? Je veux dire... Enfin, non pas que t'aies l'air normal, c'est sûr... Mais quand même... Ça doit vraiment être cool, non?
—En fait je ne sais pas du tout... J'attends de voir ce qui va se passer, c'est tout.
Et puis, après un temps :
—Je me demande ce que ça fait d'être grand frère...
Cette fois, ce fut au tout d'Osamu de prendre le même air songeur que son ami. Alors c'était pour ça qu'il réfléchissait autant... Ceci dit, c'était pas faux... Qu'est-ce que ça peut bien représenter, le statut de grand frère? Qu'est-ce que ça fait, d'avoir un frère ou une soeur...?
—Waouh... Ouais, effectivement... T'en as de la chance, hein?
—Ouais...
Double soupir.

***

À l'école, les profs commençaient de plus en plus à excitailler les élèves sur un sujet qui était déjà apparu dans les dernières années du collège et qui n'avait cessé de les suivre depuis. L'orientation. Ah, quelle drôle de chose que ça, quelle belle galère! Quand on a une vocation, une idée de ce que faire, passe encore... Mais pour deux gars comme Osamu et Takashi qui n'avait aucune idée de ce qu'ils pourraient bien faire de leur vie, quelle plaie, toutes ces histoires... Tout ce que les deux compères savaient, c'est que l'un aimait bien les objets anciens, l'autre ce qui avait des tendances extraterrestres, et que tous les deux avaient un goût commun pour l'archéo —club d'archéologie du lycée ; assez peu de membres et en tout cas eux étaient les deux seuls qui se présentaient non seulement sur le terrain lors de fouilles mais AUSSI, tout de même, dans les bureaux pour la recherche documentaire. Ouais, bon, c'est cool l'archéo, mais de là à en faire un métier... 'Faut déjà savoir quelles études faire, quelles écoles sont les mieux pour ça, et paf, c'est reparti pour des heures de recherches au CDI durant lesquelles on trouvait tout au plus deux ou trois lignes d'infos sur un projet plus qu'éventuel. Ah, vive l'orientation...
—T'as une idée, toi?
—Ben, pas trop... L'archéo, c'est quand même huit ans d'études avant le doctorat, et je sais pas si je me sentirais prêt à attendre autant pour bosser...
—Vrai? Oh, moi, je suis pas pressé de quitter la maison! T'imagines? Te retrouver tout seul, sans personne que tu connais, et marcher dans les rues où traînent les pickpockets qui font une visite éclair dans ton sac sans même que tu sentes un seul instant leur passage, si tu as le malheur de détourner ton attention...
Un rire qui ressemblait à celui d'une femme s'éleva pendant une seconde puis s'étouffa de lui-même dans les tréfonds du CDI.
—Parano! Dans une ville comme la nôtre? Tu veux rire!
—Et s'il faut aller ailleurs, hein?
—T'as repéré quelque chose?
—Ben peut-être bien...
Osamu sortit d'une pile qu'il avait laissée en bazar devant lui un gros bouquin qui servait de répertoire pour les collégiens et lycéens en mal de projets, et l'ouvrit à la bonne page —un post-it jaune—.
—Tu vois, y a cette école, là... Il paraît que c'est ce qu'il y a de mieux pour ce qui est de l'archéologie... Pour la vie scolaire, je ne dis pas, mais le taux de réussite, c'est pas négligeable... Regarde...
—Mmh... C'est vrai que ça a l'air pas mal... Mais c'est pas tout près, dis-moi...
—Ouais, et en plus c'est pas donné... Et ce serait coton que de demander aux parents de bien vouloir se serrer la ceinture rien que pour nous payer l'inscription.
—Pas faux... Et qu'est-ce que je devrais dire, à la maison, avec le bébé qui va naître bientôt...
Double soupir.
—En fait, pour bien faire, 'faudrait avoir plus de fric.
—Mmh-hmm... Je pense que pour les frais de scolarité à l'année, c'est encore concevable... Mais s'il faut se payer l'entrée et de quoi dormir et manger là-bas, c'est là que ça coince...
—'Faut peut-être faire une croix dessus, Osamu.
—Mouais...
Et qu'on soupire et qu'on s'affale sur la table. Osamu est du genre à souvent s'affaler sur la table.
—C'est quand même dommage. Dire que je tenais enfin un truc qui me tentait un peu...
—Eh ouais... On peut pas tout avoir. Enfin! On a encore un bon an et demi pour se décider, de toutes façons...
—Mmh...
Les personnes comme Sharaku ou le bébé ont bien de la chance. Ils n'ont pas de sitôt à penser à leur avenir. Enfants, profitez de ce temps-là... Le monde des adultes vous sautera à la gorge bien trop vite...

***

—Osamuuuuu!
Jamais on n'avait vu Takashi entrer dans l'école à un tel pas de course et avec un sourire si grand étalé sur son long visage. Un vrai débarquement en trombe d'une grande perche à la peau mate qui semblait vivre le plus beau jour de sa vie en direct —et c'était peut-être bien vrai après tout—.
—Eh ben, qu'est-ce qui t'arrive?
Osamu, lui, il était juste en train de ranger tranquillement ses affaires dans son casier avec une placidité qui faisait bien contraste. Il se faisait juste discret, comme toujours... Il était venu tout seul, ce matin, parce que Takashi n'avait pas donné signe de vie et qu'à force de l'attendre pour partir il aurait bien fini par se mettre en retard. Mais voilà qu'il arrivait, le bougre, et pas dans son état des plus ordinaires avec ça, ce qui avait arraché à Osamu un air modestement étonné, sans plus, juste l'envie de savoir ce qui pouvait bien lui prendre, au Takashi de service, pour arriver comme ça en entrechats, pour un nouveau jour d'école tout à fait comme les autres. L'intéressé ne se fit pas prier :
—Une fille! C'est une fille!
Réflexion-éclair dans la tête d'Osamu. Une fille. Bon. De quoi il parle, là? Ah oui... Le bébé... Une fille. Donc, Takashi-kun a une petite soeur. Et il en est ravi, apparemment... Le petit binoclard tira une drôle de grimace perplexe :
—Attends, dois-je en conclure que si c'était un garçon, t'aurais été beaucoup moins joyeux que ça?
—Mais non, idiot, c'est pas ça, mais... C'est pas ça mais...
Takashi ne tarissait pas d'excitation.
—Tu... Tu peux pas comprendre tant que tu l'as pas vue! Cette fille, c'est... C'est un ange tombé du ciel! Une toute petite poupée... Jamais vu un bébé aussi beau, je te jure sur ma tête! Oh, il faut que tu la voies!
—Ah bon...
—Ouais! Eh, ce midi, tiens, on va pas déjeuner. Pas le temps. Je t'emmène à l'hôpital et on va aller la voir tous les deux. Elle est dans la nouvelle clinique ultra-moderne qu'ils ont construit il y a pas longtemps, là, tu sais... Celle avec plein d'ordis partout... Mes parents disent qu'elle est très bien là... Ouais, on va aller la voir ce midi même, c'est ça!
—Q... Quoi? Tu veux sauter le repas? Eh... On a EPS après... Et si c'est encore le groupe de Kidou qui anime les activités, on va en baver sec, surtout si on n'a pas man...
—OH! Alleeeeez! Il faut que tu la voies, je te jure, il faut qu'on y aille!
Osamu finit par céder en soupirant. Puisqu'"il fallait"...
Alors, ce midi-là, deux lycéens en uniforme bleu quittèrent l'établissement en courant pour se diriger vers le centre-ville. L'hôpital, c'était un grand building qui faisait plus centre d'affaires que clinique-maternité. L'accueil était plutôt froid : pas une seule présence humaine dans l'entrée, il fallait pour enfin croiser du personnel se risquer dans les couloirs intérieurs. Questions. "Eh bien, qu'est-ce que vous faites là?" "Ce n'est pas l'heure des visites maintenant, vous savez!" Ah, mais c'est pas un malade qu'on vient voir, c'est un bébé, et on vient maintenant parce qu'on a pas le temps sinon... Bon, si c'est ça alors...
On les amena donc à la porte d'une salle emmurée de fenêtres qui laissaient voir la totalité de l'intérieur : des dizaines et des dizaines de cocons tout chauds qui ressemblaient à de gros oeufs en plastique —les berceaux du futur—, avec des caméras de surveillance et une infirmière de garde au sourire amical dans le fond. Sans beaucoup de retenue, Takashi avait aussitôt fait zigzaguer son camarade entre les rangées de berceaux numérotées par des nombres à trois chiffres, quasiment sans hésiter sur son chemin une seule seconde.
—Viens, viens, regarde, elle est par là!
Et effectivement, il l'avait trouvée. Ce fut un Osamu timide qui pencha la tête sur le berceau de la petite dernière des Takasu. Un tout petit être minuscule, qui dormait à poings fermés, un tout petit bébé aux cheveux châtain sombre qui lui retombaient sur le front, à la bouche aux lèvres en forme de vaguelette, avec des joues bien rebondies et un nez un peu aplati... Du reste, un bébé comme les autres, plutôt ordinaire, s'il devait juger par lui-même... Mais, c'était indéniable, à voir la tête que son grand frère tirait à sa simple vue, on comprenait bien que ce n'était pour lui ni plus ni moins que la huitième merveille du monde.
—Regarde-la dormir... T'as vu comme elle est belle?
Silence respectueux d'Osamu. Un moment de recueillement, un soupir exalté de Takashi, et puis une question enfin :
—Et... Comment elle s'appelle?
—Rumiko.
Takashi avait lâché un sourire débordant d'amour tout en regardant sa petite soeur, et puis il s'était répété, rien que pour bien apprécier toutes les syllabes, et retenir définitivement ce nom qu'il bénirait à partir de ce jour jusqu'à la fin de sa vie :
—Rumiko-chan...
...Au retour dans les couloirs, la présence sacrée du début n'étant plus là à présent, le respect retombait légèrement. Bon, même si Takashi gardait toujours son même état de fascination... Et que ça allait d'éloge en éloge.
—Alors, alors? Elle est pas super-mignonne, ma petite soeur?
—Oui... C'est cool qu'elle ne te ressemble pas!
—Eh?
Osamu avait déjà eu le temps de s'enfuir en rigolant. Le jour où Rumiko était apparue au monde, c'était un grand jour... Un beau jour de paix.
—DE QUOI, hein? Je peux savoir ce que ça veut dire, ça?!
—Hahahaha! Je ne dis que ce qui est vrai!
—Osamu! Reviens! Reviens ici tout de suite!
—Tu m'attraperas pas! Hahaha...!

***

—'Lut! Un service! Prêtez-moi votre inventaire des cartes!
Wato était entrée comme ça, sans plus mot dire, dans la salle du club d'archéologie, l'air aussi dynamique que d'habitude. Osamu et Takashi avaient beau savoir pertinemment que cette fille avait un bon fond, quand elle faisait une arrivée de ce genre et qu'elle demandait un "service", ils ne pouvaient s'empêcher de se mettre à trembler.
—Il... Il est au CDI, ce bouquin! On peut pas le prêter à n'importe qui!
—Quoi! Est-ce que je suis n'importe qui? Je suis une lycéenne de votre classe, j'ai bien le droit d'emprunter des bouquins de temps en temps, non?
—Si tu l'abîmes ou que tu nous le rends pas à temps, on va se retrouver avec une caution à payer!
—Qu'est-ce qu'ils veulent insinuer, les deux gusses, hein?! Que je suis une brute même pas capable d'ouvrir un bouquin correctement?
Voilà, c'était ce genre de choses qui les faisait flipper. Le fameux "Ah! Alors comme ça on veut pas!" de Wato, qui précédait généralement une méchante colère. Bref, le truc à éviter.
—N-N-NON! On n'a pas dit ça du tout, c-c'est que...
—T-Tu veux en faire quoi, d'abord?
—Quels paranos... J'ai juste besoin de faire des photocopies d'UNE carte dans ce bouquin, après je vous le rends, promis! Une petite heure tout au plus, ça me suffira, bon sang!
Risque de Takashi.
—Ben... Dans ce cas, pourquoi tu cherches pas la carte sur internet?
—Parce qu'à une heure pareille tous les ordis du lycée sont pris, que j'ai pas d'imprimante pour faire ça chez moi, et que je pensais que vous deux, ça vous coûterait pas tant que de me rendre un tout petit service de rien, c'est tout!
Les deux camarades échangèrent un regard avant de soupirer imperceptiblement. Super. Ils étaient devenus les bonnes poires attitrées, maintenant... Wato, elle, continuait son argumentation, bien qu'elle se soit déjà et depuis bien longtemps servie dans la bibliothèque, et qu'elle avait déjà dans les mains le livre qu'elle cherchait :
—Si c'est pas pour moi que vous le faites, faites-le au moins pour Sharaku! C'est pour lui que j'ai besoin de cette carte.
—Ah bon... Voyage scolaire?
—Tu parles! C'est bien plus important que ça... Il déménage!
—Attends... Il déménage... Tout seul?
Depuis le temps qu'ils connaissaient Wato, Osamu et Takashi avaient eu le temps d'apprendre qu'elle vivait seule avec son petit frère du fait que leurs parents étaient souvent absents, pour des raisons professionnelles. Alors, le fait qu'un enfant de neuf ans déménage sans personne avec lui, évidemment, c'était surprenant.
—Oui! Il va travailler, figurez-vous.
—Quoi...?! Travailler... À son âge?!
—Exactement! Dans un parc d'attractions, même... Vous avez déjà entendu parler d'Akizuki no Wonderland?
Et Wato leur expliqua toute l'affaire. L'idée de faire travailler Sharaku pour qu'il grandisse un peu dans sa tête et qu'il se responsabilise, le fait que ce parc avait beaucoup moins d'exigences que quelque autres entreprise que ce soit en matière de recrutement, les arrangement qu'elle y avait faits, etc. ... Ses deux camarades de classe restaient perplexes.
—D'accord, mais enfin... Si tu voulais qu'il travaille, il pouvait pas tout simplement prendre un baito dans un magasin du coin, ou quelque chose du genre?
—C'est pas pareil... On n'accepte pas les enfants de neuf ans dans la plupart des entreprises, et en plus, si je veux vraiment que Sharaku mûrisse, il faut qu'il traverse cette expérience tout seul et sans l'aide de personne! Sinon ça ne rime à rien!
Waouh. Encore une fois, Osamu et Takashi échangèrent un regard, cette fois presque un peu flippé. Décidément, elle l'élevait à la dure, son petit frère...

***

Et le temps passait encore. Wato avait évidemment obtenu d'emprunter son foutu bouquin. Évidemment, elle l'avait gardé bien plus d'une heure, et évidemment, elle tardait à le rendre. Le CDI s'énervait, et Takashi et Osamu pouvaient toujours aller gémir que ce n'était pas leur faute. Wato ne se pressait toujours pas. La routine...
Cependant, entre deux séances régulières d'admiration inconditionnelle de Takashi pour sa petite soeur, on continuait de penser à Sharaku, assez souvent. Tout de même... Un petit gars, se mettre à travailler à cet âge... Lui au moins, le fait de trouver un travail n'était pas quelque chose qui lui serait problématique, du moins pas avant un bout de temps à présent...
—...En fait, pour bien faire et se retrouver vite fait placé en entreprise, il faudrait faire comme lui, être le petit frère de Wato-san.
—Tu rigoles! Non seulement c'est impossible, mais ce serait pire que tout!
—Qu'est-ce qui serait pire que tout, mmmh?
—Aaah! Wato-san, tu étais là...?^^"
Les conversations quotidiennes étaient sensiblement les mêmes et on revenait souvent au cas du petit garçon de neuf ans au pansement sur le front. Ça finissait par se mélanger avec l'autre conversation fréquente du moment, les innombrables séances au CDI pour s'informer sur son o-rien-ta-tion future. Ce fut un jour comme ça qu'une fois de plus, les faits nous prouvèrent que le monde est petit, et qu'il faut parfois vraiment peu de choses pour changer ne serait-ce qu'un peu la vie d'une personne. Ou deux.
—Eh, Osamu... Tu veux pas qu'on fasse un peu de recherches sur ce parc, là... Akizuki no Wonderland?
—Quoi, me dis pas que ça t'intéresse de travailler là-dedans?
—Je m'emmerde, c'est tout.
—Mmh... Touché.
Le plus à l'abri des regards possible, car ils étaient couards, les deux amis changèrent leur investigation laborieuse en une recherche qui sur le moment leur parlait déjà plus. Moteurs de recherches, adresses internet, sites officiels, on peut vraiment tout trouver sur un ordi. Tout d'un coup les tout petits yeux de Takashi s'écarquillèrent, et il poussa son camarade, qui tenait les commandes de la machine, du coude :
—Eh, dis donc, Osamu... Je veux pas dire, mais t'as vu un peu où il est, ce parc?
—Eeeh... Cette région...
C'était une étrange coïncidence, décidément, mais ça les avait poussés à aller un peu plus loin.
—Oui, c'est bien ça... C'est dans le même coin que l'université d'archéo de l'autre jour... Tout juste à quelques kilomètres... C'est dans une agglomération voisine!
—Ça, pour un hasard... C'est un drôle de hasard...
Ils en étaient restés là, mais ça les avait tout de même laissés pensifs pendant tout le reste de la journée. Et ce fut finalement sur le chemin du retour, dans la lumière du soir qui baissait déjà un peu, que Takashi remit enfin le sujet sur le tapis... Il avait à nouveau quelque chose de révolutionnaire à dire.
—Eh, Osamu...
—Mh...?
—J'ai peut-être une idée.
—Une idée pour quoi?
On s'interrompit dans la marche. On aurait tout le temps de rentrer à la maison, et on n'avait plus six ans. Viens, on va s'asseoir un peu, je vais t'expliquer.
L'idée de Takashi était plutôt simple, du moins c'était ce qu'il disait : dans l'hypothèse ou eux aussi iraient travailler —à mi-temps, dans leur cas, alors, parce qu'il n'était pas question de cesser d'étudier— dans ce parc d'attractions où le petit Sharaku avait trouvé de l'emploi —hey, si un enfant de neuf ans pouvait le faire, pourquoi pas eux?—, si on était payé aussi bien qu'on le prétendait d'après ce qu'ils avaient lu en se renseignant sur le parc, et qu'ils s'y prenaient avec un an d'avance sur leur baccalauréat, ils réussiraient bien à rassembler suffisamment d'argent pour se payer l'inscription dans l'école qu'ils visaient, sans compter le logement et la nourriture, et tout le reste... Non?
Osamu était resté silencieux et pensif un instant. Et puis il avait regardé Takashi d'un drôle d'air, en tournant enfin, à nouveau, la tête vers lui :
—...En fait, tu voulais vraiment aller travailler dans ce parc, pas vrai?
—E... Eh! Je sais que ça paraît fou, dit comme ça, mais prends au moins le temps de considérer l'idée! Je veux dire... C'est pas si improbable que ça... Si on s'y prend assez à l'avance, on devrait pouvoir bouger dans quelques mois, et se trouver un lycée où finir notre cursus secondaire pas loin de notre lieu de travail... Qu'est-ce que t'en penses, hein?
Osamu gardait les yeux fixés au sol. Il n'avait pas l'air rassuré, et son ami le ressentait bien.
—Allez, je sais que ce serait pas quelque chose de facile... Ni pour toi ni pour moi, d'ailleurs... Tu crois que ça me ferait plaisir de quitter Rumiko si vite?
—Alors dans ce cas, pourquoi soumettre quand même cette idée?
—Parce que tout bien réfléchi c'est intéressant pour nous deux.
Takashi avait lâché un petit sourire qui avait quelque chose de franchement fraternel, et avait passé sa main sur les cheveux ras d'Osamu comme pour le taquiner et le rassurer un peu en même temps. Allez, t'en fais donc pas, je suis là, et si je te dis quelque chose tu peux me faire confiance, non? On est amis, non? Une fois encore, Osamu ne put se résoudre à regarder son camarade en face bien longtemps...
—C'est... Bien trop rapide, de me demander de prendre une décision maintenant.
—Je sais. Je sais bien, c'est pas ce que j'ai l'intention de faire, enfin! Mais promets-moi au moins d'y réfléchir. De considérer un peu l'idée, et je te reposerai la question dans quelques temps. Ça te va comme ça?
Et après un court silence :
—...Ça me va.
—Allez. Pour l'instant on n'en parle plus, alors. On rentre?
—Ouais... On rentre.

***

Un bon mois plus tard, c'étaient Osamu et Takashi qui allaient d'eux-même s'adresser à Wato, dès l'intercours du matin. Têtes fières et confiantes, la nouvelle avait été préparée et c'était manifestement une bonne nouvelle.
—Eh, Wato-san! On avait quelque chose à t'annoncer, au fait...
—Nous aussi, on va là où Sharaku est allé!
—Mais ça n'a rien à voir avec lui, alors!
Bon, évidemment, Wato était plutôt intriguée, c'était certain, d'autant que ce qu'ils annonçaient là avait l'air de pas mal les rendre fiers... Mais qu'est-ce que ça voulait dire? Ça faisait longtemps qu'ils n'avaient plus à surveiller Sharaku, non? Alors, qu'est-ce qui leur prenait exactement? Ce qui leur prenait, c'était qu'ils avaient trouvé leur future école mais que pour réussir, il allait leur falloir bosser... Et donc, ils allaient prendre un baito là-bas pour des raisons financières. Wato les avait écoutés jusqu'au bout, plutôt intriguée, mais souriante malgré tout, avant de lâcher dans un léger rire :
—Eh ben! J'aurai pas pensé ça de vous, les gars.
—Hey! Ça veut dire quoi, ça?
—Rien, rien... Juste que... Partir de chez vous et trouver un travail pour financer vos études par vous-mêmes... Vous avez plus de courage que je ne le pensais.
—Eeh!
—C'est pas très sympa...
—Hey! Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise? Je vous souhaite bonne chance, c'est tout!
Quelle drôle de fille. Takashi et Osamu en avaient peur au début, et à présent... Quelle relation avaient-ils exactement, d'ailleurs? Est-ce qu'ils étaient amis, ou est-ce que le terme était encore exagéré? En tout cas, au moins, ça changeait du début du lycée où, lorsqu'elle était arrivée vers eux, les deux garçons ne voyaient en face d'eux qu'une paire de poings. À présent, ça parlait comme ça, à coeur ouvert... Ça se souhaitait bonne chance...
—Tu veux peut-être qu'on te donne des nouvelles de ton frère, de temps en temps?
—Eh, je vous l'ai déjà dit, non? C'est une épreuve qu'il doit traverser seul!
Wato avait lâché cette simple réponse avec un clin d'oeil dynamique, avant d'ajouter d'un ton qui se prenait encore moins au sérieux :
—Et puis, de toutes façons, il m'appelle déjà tellement souvent, alors...
Sur le chemin du retour, les deux amis ne cessaient de sourire, heureux qu'ils étaient de leur présente situation. Ça y était... Leur décision était prise et résolue, ils avaient la bénédiction de Wato-san et celle de leurs familles —on admirait le fait qu'il y ait enfin un peu de résolution dans ces deux têtes-là—, et leur avenir ne leur faisait même plus peur. Pourtant, il était bien clair qu'ils n'allaient pas au club Med, mais rien n'y faisait, ils s'avançaient vers le bien et vers un avenir rassurant. Inconnu mais rassurant. Un peu comme le religieux qui ne sait du paradis que ce qu'on lui en a raconté, mais qui fait tout pour se diriger vers ce nouveau monde avec confiance...
—Osamu...
—Mmh?
—C'est génial que t'aies accepté.
—Héhé... C'est normal! Après tout, t'avais raison, elle est bonne ton idée. Et puis, vu comme ça... Je sais bien que c'est faux, mais là, maintenant, tout a l'air tellement facile!
—Tu n'appréhendes pas alors? Même pas un tout petit peu?
—Non!
Dans un mouvement énergique que lui conférait sa motivation et sa bonne humeur du moment, Osamu s'était mis à courir pour devancer Takashi de quelques pas, avant de se retourner dans sa direction presque dans un bond, avec l'un de ses plus beaux sourires probablement depuis des années...
—Parce qu'on est ensemble, pas vrai? J'ai aucune raison d'avoir peur!
Cette phrase et tout son contexte avait imposé à Takashi un court silence tout hébété. Mais c'était vrai, tiens. C'était tellement vrai que c'était devenu une réalité de tous les jours, une réalité qu'on oubliait, dont on n'avait presque plus conscience, et pourtant, elle était toujours là et bien présente : Takasu Takashi et Yamada Osamu étaient ensemble... Ils avaient toujours été ensemble, et ils le resteraient encore! C'était donc ça qui avait finalement convaincu Osamu? Et est-ce que l'éventualité de ne plus être ensemble, dans l'avenir, c'était ça qui lui faisait peur? Peur du changement, peur d'un manque, et c'était pour ça qu'il hésitait? Mais bien sûr, s'ils restaient l'un avec l'autre, il n'y avait plus de souci à se faire!
Alors la grande perche à la peau mate sourit et se mit à courir en direction de son ami.
—Hahaha! C'est pourtant vrai qu'on est ensemble!

Code : Code validé, yeah.

Comment avez-vous découvert le forum? : XD Voyons. VRAIMENT, je dois répondre à cette question? Je dois dire aussi qui je suis? XD
Mata, yoroshiku onegaishimasu.


...Et voilà, j'ai fini mon pavé!^^" Désolé, c'est encore longuet et pas passionnant...
J'espère que je m'amuserai avec ces deux-là, et vous aussi. J'espère aussi que les jouer en RP m'aidera à cerner un peu leur relation. C'est une chose de pratiquer une théorie déjà établie... C'en est une autre d'en commencer une! XD Eh bien, voilà... J'en ai terminé! À vous les studios! *SBAF*
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MessageSujet: Re: Osamu~! Takashi-kun~!   Dim 27 Déc - 22:52

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J'ai tellement fait chier le monde pour avoir du personnel d'entretien! T__T
Merci ma m'man, j'te valide et te souhaite bien du plaisir! ~

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MessageSujet: Re: Osamu~! Takashi-kun~!   Dim 27 Déc - 22:56

XD Merci, Adélie-chawn.
Hau, en fait c'est que je savais pas trop quoi en faire de mes deux gusses, alors comme j'ai vu qu'après les adultes on recherchait du personnel d'entretien... Depuis je rêve d'eux régulièrement, ils sont en train d'essayer de voler sur leurs balais-serpillères. *SBAF* XD Contente que t'en sois contente, petite fille cachée!^^
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